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La Seigneurie vicomtière de Willems – Empire.


La Seigneurie vicomtière de Willems – Empire comprenait parmi manoir, jardins, prés,
bois, chaingles, eaux, chemins, rejets et terre à labour 65 bonniers ; un moulin à vent à
moudre blé, des rentes assez considérables dues par 42 hôtes et 96 tenants dont 8 devaient
« fener » les prés du seigneur, et enfin un terrage qui se cueillait sur 39 bonniers avec une
dîme s'étendant à Willems, Sailly lez Lannoy, Toufflers, Templeuve en Dossemez, Baisieux
et environs, laquelle dîme fut vendue, le 12 avril 1683, par le comte de Solre aux offices du
cellier, réfectoire, trésorerie et missus de la cathédrale de Tournai.

La terre de Willems était chargée envers la seigneurie de Lobel à Néchin de 10 livres de
relief et 20 sous de cambrelage à la mort de l'héritier, du dixième denier à la vente, don ou
transport, et de dix rasières de froment pour la permission donnée au comte de Solre de
vendre la dîme de Willems . En 1721, 19 hommages relevaient de Willems, parmi lesquels
le Busqueau et Morenghe à Willems.

Dès la seconde moitié du XIII e siècle, la seigneurie de Willems se trouvait dans la maison
de La Hamaide et y resta pendant plus de 200 ans. Isabeau, héritière de La Hamaide, de
Condé, de Renaix, de Fresne, de Willems, et., s'allia au comte d'Ottinghem. Ces deux époux
figurent comme seigneur et dame de Willems dans le dénombrement de la seigneurie de
Lobel servi par Nicolas de Werchin, sénéchal de Hainaut, le 20 décembre 1502. En dernier
lieu, la seigneurie de Willems – Empire appartenait aux enfants de feu Joseph Chrétien
Michel Anaclet Le Maistre, écuyer, seigneur d'Anstaing. Elle fut attribué en partage le 19
mars 1782 à Louise Joseph Adélaïde Le Maistre, épouse d'Yves Blaise Julien de
Bonnescuelle, comte d'Orgères, maréchal des camps et armées du Roi.

En 1449, les notables de Willems – Châtellenie déclaraient que dans leur paroisse, « il y avait
un enclavement tenu de Lobel à Néchin, descendant du vieux château de Courtray, où étaient
cinquante six ménages bien aisés, lesquels ne payaient point de taille » . C'était Willems –
Empire.
Néanmoins, en 1487, un mandement de Maximilien d'Autriche, au nom de son fils
Philippe-le-Beau, prescrivit au gouverneur des villes et châtellenies de Lille, Douai et
Orchies, de faire publier que les habitants des enclavements des villages desdites châtellenies
contribueraient à l'aide qui avait été accordée aux ducs. Un second mandement ordonna au
receveur des aides des mêmes châtellenies de contraindre à payement les habitants
d'Haubourdin, Emmerin, Fretin, Willems, Frelinghien, Houplines, Mons en Baroeul, Marcq
en Baroeul, Stevelle à Pont-à-Vendin, Lewarde, Raimbaucourt, Lespant et Waziers qui
refusaient, sous prétexte qu'ils demeuraient en terre d'Empire, de contribuer aux aides .
Willems – Empire ne put conserver beaucoup plus longtemps l'immunité d'impôts à
laquelle prétendaient les terres de même nature et qui toutes durent enfin contribuer dans une
certaine proportion aux charges de l'Etat, les unes sous forme de don volontaire, les autres
sous forme de rachat.
Archives de Roubaix, CC 175.
Archives départementales du Nord, ancien L. 285, f° 72, Récollement de l'aide des châtellenies de Lille, Douai
et Orchies, année 1449.
Archives départementales du Nord, 16e registre des Chartes, B. 1611.

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Thierry Messien - 7520 Templeuve en Dossemez (Belgique)